Présentation

  • : Annuaire web Tinghir
  • tinghirindex
  • : Loisirs
  • : Tinghirindex est un annuaire de sites, blogs, portails, pages perso, forums..., Tinghirois amateurs. Il met à disposition des internautes toutes les info sur notre belle ville, pour la faire connaitre.
  • Recommander ce blog
  • Retour à la page d'accueil

Calendrier

Juillet 2009
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>

Recherche

Dimanche 20 janvier 2008

Bienvenue sur Tinghirindex

    le portail Tinghirois de l'actualité culturelle, politique, sportive, et économique de la ville de Tinghir.

le portail de Tinghirindex vous présentera prochainement un sommaire assez riche, et différent des autres sites dédiés a cette Tinghir. En plus d'un annuaire 1er a vous rassemblé tous les sites  et blogs sérieux  en relation avec cette ville.

pour y accéder cliquez ici

 

 

 

Par Navil - Publié dans : Accueil
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 2 novembre 2006

Intempéries : un mort et 160 maisons endommagées à Tinghir


Les fortes pluies qui se sont abattues sur la région de Tinghir ont provoqué d'énormes dégâts notamment dans la commune de Toudgha Soufla. Bilan provisoire : un mort et 160 maisons endommagées. Ces chiffres ont été donnés lors de la réunion du Conseil provincial de Ouarzazate, tenue mardi 31 octobre. Des tentes, denrées alimentaires, couvertures et médicaments ont été distribués aux sinistrés. Cependant, aucune nouvelle des habitants d'Imni Noulawn, un douar isolé et dont l'accès est difficile.

 

 

ALM: 1/11/2006

Par Navil - Publié dans : Actualités
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 16 juin 2006
Intempéries à Tinghir


Intempéries : un mort et 160 maisons endommagées à Tinghir


Les fortes pluies qui se sont abattues sur la région de Tinghir ont provoqué d'énormes dégâts notamment dans la commune de Toudgha Soufla. Bilan provisoire : un mort et 160 maisons endommagées. Ces chiffres ont été donnés lors de la réunion du Conseil provincial de Ouarzazate, tenue mardi 31 octobre. Des tentes, denrées alimentaires, couvertures et médicaments ont été distribués aux sinistrés. Cependant, aucune nouvelle des habitants d'Imni Noulawn, un douar isolé et dont l'accès est difficile.

ALM: 1/11/2006
Tinghirindex Portails
Tinghirindex est un annuaire de sites, blogs, portails, pages perso, forums..., Tinghirois amateurs. Il met à disposition des internautes toutes les info sur notre belle ville, pour la faire connaitre.

.::Proposer votre site ici::.

TINGHIRINDEXTINGHIRINDEXTINGHIRINDEXTINGHIRINDEXTINGHIRINDEXTINGHIRINDEX
TINGHIRINDEXTINGHIRINDEXTINGHIRINDEXTINGHIRINDEXTINGHIRINDEXTINGHIRINDEX
TINGHIRINDEXTINGHIRINDEXTINGHIRINDEXTINGHIRINDEXTINGHIRINDEXTINGHIRINDEX
TINGHIRINDEXTINGHIRINDEXTINGHIRINDEXTINGHIRINDEXTINGHIRINDEXTINGHIRINDEX
TINGHIRINDEXTINGHIRINDEXTINGHIRINDEXTINGHIRINDEXTINGHIRINDEXTINGHIRINDEX
Tinghirindex
 
Tinghirindex Blogs
            Référencez dés aujourd'hui votre blog sur l'annuaire web Tinghir et bénéficiez d'un lien direct de votre blog,... pour le faire connaître et bénéficiez d'un bon référencement sur les moteurs de recherche "Google"...;)


.:: Proposer votre blog ici ::.

TINGHIRINDEXTINGHIRINDEXTINGHIRINDEXTINGHIRINDEXTINGHIRINDEXTINGHIRINDEX
TINGHIRINDEXTINGHIRINDEXTINGHIRINDEXTINGHIRINDEXTINGHIRINDEXTINGHIRINDEX
TINGHIRINDEXTINGHIRINDEXTINGHIRINDEXTINGHIRINDEXTINGHIRINDEXTINGHIRINDEX
TINGHIRINDEXTINGHIRINDEXTINGHIRINDEXTINGHIRINDEXTINGHIRINDEXTINGHIRINDEX
TINGHIRINDEXTINGHIRINDEXTINGHIRINDEXTINGHIRINDEXTINGHIRINDEXTINGHIRINDEX

Tinghirindex

 


Par Navil - Publié dans : Accueil
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 20 mai 2006
Arrivée nocturne à l’Auberge de la Vallée au début des gorges de Todgha, un grand sourire aux lèvres, qui ne le quittera pas de toute la semaine qui va se passer dans ces lieux magiques, Aziz nous reçoit et nous conduit vers nos chambres, un somme réparateur sera nécessaire à toute l’équipe pour être en forme le lendemain matin. C’est le soleil qui nous réveille et c’est pour tout le groupe un émerveillement, tant les gorges sont extraordinaires.

Déplacement - Samedi départ de bonne heure pour l’aéroport de Lyon Saint Exupéry, le groupe se retrouve, bagage en main (20kilos) par personne, ce qui nous a obligé de coordonner notre équipement, tout le monde ne prenait pas tout. A l’arrivée, à Marrakech un minibus nous attendez  après un chargement rapide sur le toit du véhicule, mais solide, nous prenons la route vers 14h30. Huit heures de trajet nous attendent, huit heures, qui vont nous sembler une éternité, tant la conduite marocaine est particulière. Que nous soyons sur une ligne droite, des courbes ou une route pleine de nids de poules la vitesse ne se réduit pas. Nous en avons même cassé une lame d’amortisseur du minibus…

Arrivée nocturne  à l’Auberge de la Vallée au début des gorges de Todgha, un grand sourire aux lèvres, qui ne le quittera pas de toute la semaine qui va se passer dans ces lieux magiques, Aziz nous reçoit et nous conduit vers nos chambres, un somme réparateur sera nécessaire à toute l’équipe pour être en forme le lendemain matin. C’est le soleil qui nous réveille  et c’est pour tout le groupe un émerveillement, tant les gorges sont extraordinaires, un défilé taillé dans la montagne de 250/300m de haut. Il n’est serte pas très long mais tellement impressionnant que nos premiers pas nous mènent doucement vers cette splendeur, 10mn suffisent pur parcourir l’ensemble et ce temps permet de repérer les itinéraires, que nous allons pouvoir réaliser. 10h, toutes les cordées sont réalisées, le groupe est parti vers de nouvelles aventures. 17h30, un thé à la menthe pris à la terrasse ombragée sous une tente berbère nous attend. Aziz est toujours là pour nous recevoir, un superbe sourire au visage, il est accompagné de Brahim gestionnaire de notre auberge. Tous deux sont surpris par le dynamisme de notre groupe et de sa jeunesse. Après quelques théières, un élément nouveau vient se joindre à notre groupe (le thé servi, est à volonté). Hassane, le guide mais aussi le connaisseur de ces gorges magnifiques s’arête quelques instants pour faire connaissance. Au fil des jours, sa surprise sera de plus en plus grande, il va se rendre compte, que notre groupe n’est pas seulement des grimpeurs de couenne mais des jeunes qui s’aventurent et qui n’ont pas peur de s’engager dans les grandes voies très peu équipées.


Hospitalité berbère - Vivre une semaine à l’Auberge de la Vallée restera pour nous, dans nos mémoires tant la chaleur des lieux mais aussi celle de nos hôtes étaient agréables. Un service de salle de qualité géré par Aziz, une alimentation variée et authentique préparée par Hamou et Zehir, un entretien permanent des lieux suivi par Mohamed et pour orchestrer tout ce petit monde Brahim et Hassane, les deux frères Mahdaoui. Nous les remercions tous à travers ce petit article de leur hospitalité, leur gentillesse et de leur serviabilité. Chaque soir un petit orchestre improvisé se constituait autour de Mohamed Carou le guitariste et frère de Aziz tout aussi souriant. Brahim chanteur et percussionniste, était accompagné d’un second Mohamed et de Aziz (homme polyvalent). Remercions aussi la maman des deux frères qui nous a reçu dans sa demeure et nous concocté une pizza aux 40 épices, un met succulent, qui nous mettait l’eau à la bouche rien que d’en parler, une recette qui aurait certainement intéressé « Solemio » tant la composition était variée et subtile. En discutant autour d’une théière avec les berbères en rentrant à La Vallée, nous en apprenons un peu plus, sur leurs modes de vie et leurs coutumes, ce qui nous donne l’envie de revenir pour vivre en communauté avec ces gens simples et chaleureux.


Retour - Le retour sur Marrakech après huit jours de calme, de grimpe, de découverte fut une nouvelle expédition. Petit détour dans les gorges de Dades et à la palmeraie de Skoura pour rentrer. Changement de chauffeur mais pas de changement de conduite : cyclistes sur les routes marocaines, vous devez, vous mettre en dehors de l’asphalte sinon vous courez de très gros risques lors de croisements de deux véhicules. En effet, il n’y a pas de place pour tout le monde sur les routes…un rétroviseur cassé avec l’épaule d’un papi n’a pas changé la conduite de notre conducteur. Un arrêt à Ouarzazate, chez un miroitier et l’affaire est classée, le miroir bricolé nous reprenons la route avec autant de fautes de conduite. Dépassement dans un virage en épingle à cheveux en descente sans visibilité, des virages sous la pluie pour passer le col de Tichka sur une route enduite de terre glissante, nous amène tant bien que mal vers la grande citée de Marrakech.


Nous sommes heureux de notre décision de passer à Todra puisqu’il reste encore de très beaux itinéraires à ouvrir dans ces gorges et que l’hospitalité est exemplaire.

L’équipe du CD FFME DROME

http://www.ffme.fr/

Par Navil - Publié dans : Témoignages
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 18 mai 2006

La montagne, l'eau et les hommes

en milieu semi-aride :

l'exemple de l'économie de la palmeraie de Tinghir

par Jean-Luc PIERRE

L'eau de surface dans un domaine semi-aride

 

Tinghir est situé à 160 kilomètres à l'est de Ouarzazate et à une distance comparable des étendues désertiques (ergs et regs) de la région d'Erfoud. Les précipitations très faibles (inférieures à 150 mm) et surtout très irrégulières, l'ensoleillement supérieur à 3200 heures par an et l'évaporation donnent un bilan hydrique déficitaire.

A 1300 mètres d'altitude, sa situation au pied du versant méridional du Haut Atlas dont les sommets proches culminent à plus de 2500 mètres lui permet de bénéficier des eaux de la fusion de la neige ou des pluies drainées par les vallées qui convergent vers l'oued Todgha. L'oued Todgha rejoint enfin l'Oued Rhéris dont les eaux sont captées, par des aménagement récents, pour abonder dans l'Oued Ziz et redonner vie à la palmeraie d'Erfoud ou se perdre dans les étendues sahariennes en cas d'excès.

La vallée du Todgha, longue d'une trentaine de kilomètres, s'ouvre avec une orientation sud-est sur la dépression qui sépare le Haut Atlas et l'extrémité orientale de l'Anti Atlas et de sa dernière montagne, le Djebel Sarhro. L'encaissement de la vallée du Todgha limite l'action desséchante des vents dominants : le Chergui (vent du N-E) et le Sahéli (vent du S-O). A la limite du roc et des alluvions de la plaine naissent quelques sources pérennes et saines.

Mise en place du paysage : histoire et nécessités des aménagements

La région, située sur un axe de communication trans-saharien, a connu un développement intégré aux échanges. Entre le 8e siècle et le 16e siècle, Tineghir se situe sur les axes caravaniers qui relient Tombouctou à Marrakech et Fès. Sijilmassa dans le Tafilalet, à 160 kilomètres de là, était le grand port du désert, la tête de pont du trafic caravanier et c'est aussi la région d'origine des Alaouites qui dominent le Maroc depuis le 17e siècle.

L'eau sourd des gorges du Todgha mais la naissance de ce paysage ne peut s'expliquer que par des travaux importants (terrassement, construction de puits, de galeries, de canaux, etc) poursuivis de générations en générations. Cette construction a nécessité de lourds investissements en hommes, en techniques et en capitaux qui ne peuvent se concevoir que dans le cadre d'une économie prospère et de structures étatiques stables.

Les bénéfices retirés du commerce de l'or permettent de faire venir et de renouveler la main-d'œuvre d'esclaves amenée de la région des savanes pour creuser les puits et les galeries, travailler à l'entretien des canalisations. A l'agriculture qui assure la subsistance des travailleurs s'ajoutent souvent des productions de haute valeur faciles à transporter: Dattes, plantes médicinales dont la vente permet de couvrir les frais qu'entraîne l'extraction de l'eau. Le déclin du trafic des routes de l'or au 16e siècle entraîne une lente mutation de cet espace que l'intégration du Maroc à l'économie mondiale vient accélérer.


Des espaces écologiques compartimentés

Violent est le contraste qu'offre la palmeraie, son eau et sa végétation abondantes, avec les étendues semi-arides qui l'environnent. Mais si tout au long de la vallée qui s'élargit la palmeraie ressemble à un ruban vert, l'analyse minutieuse des réalités écologiques et sociales fait apparaître des diversités que l'on peut regrouper en trois ensembles distincts. La montagne et les gorges, la palmeraie et la plaine sèche. La montagne au nord des gorges est le domaine de la tribu des Aït Haddidou qui nomadisent encore dans les hautes vallées et qui parfois se sont sédentarisés dans des hameaux. A Tamtattoucht on rencontre une maigre activité agricole et pastorale et une petite carrière de dalles de schiste pour un usage local. Auprès des pistes des tentes abritent les familles de bergers qui pratiquent une économie de troc avec les gens de la palmeraie.

Dans les gorges où l'eau sourd en surface, s'est développée une activité touristique (hôtels restaurants, petits vendeurs.)

Brutalement, dès que la vallée s'élargit, commence la palmeraie. Cette partie vive de l'oued Todgha se divise en deux espaces qui se différencient tant par les pratiques agraires que par la coutume. Enfin, quand l'encaissement s'atténue et que l'eau devient rare, une grande tribu pratique une céréaliculture sèche. C'est bien sûr le cours moyen du Todgha et la palmeraie qui retiennent toute notre attention pour une analyse de la maîtrise des données physiques dans un optimum de productivité en constante évolution.

La maîtrise de l'eau : traditions et mutations

Au sortir des gorges, au nord de la source qui abonde dans le bassin aux " poisson sacrés ", l'usage de l'eau est libre. Cet espace se définit dans le droit coutumier comme étant " hors la loi ", c'est-à-dire en dehors de toute règle de répartition de l'eau ou de limite de son usage. La vallée est étroite et l'eau abondante. Les alluvions grossières et le cours anarchique de l'eau ne permettent pas la constitution d'un sol favorable aux productions agricoles.

En aval de la source et du bassin des " poissons sacrés " commence le domaine où la loi organise l'usage de l'eau. Chaque tribu vit en symbiose avec la terre arable dans le cadre d'une économie complexe qui repose sur un système de répartition de l'eau de surface. Des canalisations conduisent par gravité l'eau collective aux parcelles en proportion de leur taille : ce sont les séguias. Chaque tribu dispose de trois jours durant lesquels elle irrigue les parcelles qui appartiennent à ses membres. Ainsi, à tour de rôle l'eau vient humidifier la terre féconde de chaque tribu alors que l'excédent est laissé au cours d'eau pour un usage en aval.

Au plus bas du cours, les versants de la vallée se fondent dans l'espace de la dépression qui sépare les deux Atlas. L'eau devient rare, le vent et le soleil rendent improbables le jardinage et l'arboriculture : c'est le domaine de l'importante tribu de plusieurs milliers d'âme des Harra Mourabitun. Cette tribu descend probablement d'esclaves noirs importés pour la mise en place du paysage. Le travail de capture de l'eau lorsqu'elle disparaît de la surface consiste cette fois à creuser des grands systèmes de drainage souterrains destinés à capter l'eau infiltrée dans les piémonts alluviaux et à la concentrer sur les oasis ; les Khettaras ou foggaras. Il s'agit de ce qu'on appelle kharez et qanat en Iran et que les Saadiens, venus d'Arabie ont dû apporter au Maghreb au 14e siècle.

La tribu dispose deux fois par an de l'usage de l'eau: durant trois jours après l'Aïd-el-kébir et un mois après les semailles d'octobre pendant le moussem de leur marabout protecteur.

Mais la palmeraie ne constitue plus de nos jours la source unique de la richesse. Les séguias et les foggaras sont moins bien entretenues, la coutume n'est plus aussi rigoureusement respectée. Le système ancien avait aussi pour but de réguler le cours du bouillant cours d'eau. Il résulte de ce désordre une salinisation liée à la dégradation chimique des sols.

L'évolution individualiste des modes de vie se manifeste par la multiplication des motopompes installées par de petits entrepreneurs qui vendent sinon l'eau du moins les frais qu'occasionnent de telles installations.

Une végétation étagée: jardinage et arboriculture

La palmeraie qui semble de haut un espace dense, s'éclaircit à mesure qu'on la pénètre. Le palmier-dattier (phoenix dactylifera) est le symbole de l'occupation humaine et de la maîtrise de l'espace et fut longtemps la source principale de revenu. Le faîtage de ce végétal arborescent protège de l'ardeur du soleil et de la dessiccation les sols destinés aux cultures. Le palmier produit des fruits recherchés et son xyle donne un bois de médiocre qualité toutefois. Lisons Al- Hasan Ibn Muhammad Al-Fa'si (1483-1555) autrement dit Léon L'Africain : " Les femelles font des fruits, les mâles ne produisent rien d'autre que des grappes de fleurs. Il faut avant l'éclosion des fleurs femelles, prendre un petit rameau de fleurs mâles et le fixer sur les fleurs femelles, autrement l'arbre ne produit que des vilaines dattes avec un très gros noyau. "

Planter un rejet dans une fosse profonde, l'orienter face au soleil levant, lui assurer des centaines de litres d'eau par jour, attendre des années l'âge de la fécondité des femelles, bénéficier des températures nécessaires à la bonne maturation des dattes (supérieures à 7° en janvier et à 18° en juillet), tailler et récolter les fruits, protéger la plante contre les parasites ; tout cela demande un travail continu.

Un deuxième niveau de la palmeraie est favorable aux arbres fruitiers. Sous les palmiers, des grenadiers, des abricotiers, des figuiers et des vignes s'épanouissent. Mais, de plus en plus, l'olivier supplante les autres arbres car il offre une production plus rentable. Or, l'olivier exclut le palmier. En effet en présence des oliviers, les palmiers dépérissent.

Le sol est occupé par les champs de céréales (blé, orge, maïs, etc), de légumes (tomates, carottes…) et surtout de luzerne pour les animaux qui restent enfermés dans les cours des casbahs.

Les productions actuelles se sont adaptées aux besoins nouveaux. La viande entre davantage que par le passé dans la composition du tajine du midi ou du couscous du soir ; les céréales ou la farine arrivent par la route; la production de dattes est concurrencée par les importations algériennes. 


 

Les gens de la rivière : pratiques agraires et pratiques sociales

Les tribus tournées vers l'eau s'appellent " les gens de la rivière " par opposition aux nomades. Une quarantaine de tribus se dénomment du nom d'un ancêtre précédé généralement du mot Aït (fils de…) : Les Aït… Aritane, Snane, Ijou, Oujana, Bouajane, Tikoutar, Asfalou, Tiadrine, Taourirte, Aritane, Ichmariroe, Ourjdal, Ihajamne etc…

Chaque tribu a son Ksar de terre compactée construit au dessus du lit supérieur de l'oued en évitant d'utiliser la terre arable. Chaque Ksar possède son four, son bain, sa salle de prière et le marabout de l'ancêtre éponyme. Les règles de vie sociale et d'usage de la terre et de l'eau sont codifiées par la coutume. Ces lois coutumières, orales à l'origine, sont inscrites sur planchettes. Les questions relatives à ces lois (création, sanction, évolution) sont discutées en assemblée.

Longtemps un conseil des tribus tentait de concilier les intérêts des groupes tribaux. En cas de conflits extrêmes, la guerre pouvait représenter une solution. Les tribus concernées qui souvent se faisaient face dans la vallée s'alliaient aux hommes des montagnes plus belliqueux. Les Aït Haddidou des montagnes en amont de l'oued et les Aït Atta du Djebel Sarhro entraient alors dans le jeu. Chacune des deux puissantes tribus nomades tirait de cet appui des revenus et tissait des liens avec les gens de la rivière. Par ailleurs, pour éviter les trahisons, des interdits matrimoniaux existaient entre certaines tribus de la rivière. Les nomades, qui ont résisté jusque dans les années trente à la pénétration militaire française (bataille du Bou Gafer en 1933), ont perdu de leur superbe; ils se sont sédentarisés et paupérisés. Aujourd'hui, ces relations conflictuelles se règlent par le biais des institutions municipales et étatiques sises à Tineghir mais qui continuent, à côté du droit moderne, à se référer aux lois coutumières. Longtemps partie intégrante des tribus de la vallée, les juifs berbérophones ont quitté le Maroc à partir des années cinquante. La langue, les fêtes, les pèlerinages, la vie commune ont rapproché les rituels religieux et la vie quotidienne des communautés juives et musulmanes.

Les légendes en font des exilés depuis Nabuchodonosor. Un manuscrit du Dades du 12e siècle (la vallée à cinquante kilomètres à l'ouest de Tineghir) semble accréditer la thèse d'une installation antique. Le travail des métaux et l'orfèvrerie leur étaient réservés. ( Dans les kars de cette province, il existe des artisans et aussi des orfèvres juifs sur la route de Fès à Tombutto ") signale Léon L'Africain. Ils transformaient la poudre d'or venue du Ghana en bijoux, fils ou lingots. On leur prêtait de ce fait des pouvoirs magiques importants et c'est dans le Mellah (le quartier juif des villes marocaine) qu'ont lieu des pratiques religieuses hétérodoxes que les autorités tentent encore aujourd'hui d'empêcher (transe, feu sacré, … ).

Le Mellah est occupé aujourd'hui par les Aït El Haj-Ali, une tribu récemment constituée autour du marabout de son fondateur.

 

Habitats, communications et migrations

De part et d'autre de la vallée, d'importants ksours regroupent les différentes tribus. Un Ksar est un village de terre en général qui regroupe les maisons des différentes familles d'une tribu. Une plus grosse maison disposant d'un grenier fortifié prend le nom de casbah.

L'accroissement démographique a été absorbé par l'exode rural qui s'oriente vers Marrakech et le littoral atlantique (Agadir et Casablanca surtout). Enfin de nombreux habitants sont partis pour l'étranger (la France surtout) d'où ils reviennent pour construire une grosse maison le long des route nouvelles et continuent d'entretenir la famille restée au pays et de tisser des liens matrimoniaux.

Cette mobilité entraîne dans l'habitat des mutations perceptibles. Les vieilles casbahs de terres sont abandonnées au profit de nouvelles constructions de ciment (harmonieusement peintes) le long de la route goudronnée par où arrivent les moyens de communication ( bus, taxis) et les produits de consommation modernes.

Avec l'exploitation des richesses du Maroc à l'époque du protectorat, des mines de fer ont été ouvertes dans le Bou Gafer et elles continuent aujourd'hui à employer une partie de la population excédentaire dégagée par la chute de la mortalité dans la seconde moitié du 20e siècle.

Une activité touristique se développe autour des gorges et de la ville de Tineghir qui constitue une étape des circuits marocains (hôtels, bazars etc. ..) .Des activités tertiaires classiques des bourgs de régions agricoles existent et l'emploi public offre quelques débouchés. Mais la vie est rude: Il reste pour beaucoup de jeunes sous employés le rêve de plus en plus inaccessible d'un contrat en Europe.

 

 

 

 

 

© Bulletin de Liaison des Professeurs d'Histoire-Géographie de l'Académie de Reims. N°25, 2001.


Par Navil - Publié dans : Témoignages
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 17 mai 2006
Par Navil - Publié dans : photos
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 1 mai 2006

Tinghir est une ville du sud-est du Maroc, située tout au long de la vallée de Todra à 1 300 mètres d'altitude.

Sa démographie a augmenté d'une manière exponentielle depuis l'indépendance pour atteindre en 2005 environ 100 000 habitants. Cependant, cette population est mobile, un nombre important d'habitants étant expatriés à l'etranger et y revenant à chaque périodes de vancances.

Par Navil - Publié dans : Toudgha
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 26 avril 2006

Tinghir est en passe de devenir un grand pôle urbain. Réalisé sur une superficie de 180 ha, ce projet comprend des zones d'habitat individuel et collectif, touristique, de métiers, d'artisanat et de services socio-éducatifs.
Tinghir, petite ville autour de la vallée et des gorges de Toudra est en train de connaître une évolution urbanistique que nombreux prennent pour modèle.
Cette magnifique palmeraie n'était au départ qu'un ensemble de petites agglomérations dispersées, «Ighrem» en berbère, dans un rayon de 30 km. Les ménages de la région ne connaissaient donc qu’un habitat dispersé et qui ne répond plus aux nécessités de la vie moderne. Avec la réalisation du pôle urbain de la ville, cette situation changera. Ce projet, réalisé sur une superficie de 180 ha, vise ainsi à organiser l'habitat dans le cadre d'une structure urbaine contemporaine avec tous les équipements de base nécessaires. La première tranche de ce projet sera réalisée sur une superficie de 40 ha, avec une enveloppe budgétaire de 80 millions de dirhams.
Les travaux débuteront en juillet 2005 et prendront fin deux années plus tard. Financée par l'établissement régional d'aménagement et de construction pour la région du Sud (ERAC-Sud), elle comprend 1.200 lots de terrain, un complexe de services sociaux et 15 lots de terrain réservés aux édifices sociaux et éducatifs.
L’habitat menaçant ruine se trouve également dans la ligne de mire des initiateurs de ce projet. Ainsi, la construction de 63 logements et des édifices sociaux, notamment une garderie, des maisons de jeunes, un foyer pour femmes et un terrain de sport est également prévue pour un investissement global de six millions de dirhams assuré par le ministère de l'habitat et de l'urbanisme. Pour ce projet également, les travaux de réalisation seront lancés en juillet prochain pour s'achever en juillet 2007.
L’habitat rural n’est pas en reste. Ce pôle aspire à alléger la pression exercée sur les oasis en terme de construction tout en prenant en compte leur spécificité environnementale.
Mais comme tout développement urbanistique ne peut s’effectuer qu’en parallèle à une activité économique florissante, cette donne sera prise en compte. Si actuellement, le commerce et l'agriculture avec des parcelles, quoi qu'elles soient de petite taille, arrivent en tête des activités économique de la région, le pôle vise à développer d’autres secteurs, tourisme en tête. C’est dans cette optique que le futur pôle urbain de Tinghir prévoit des zones pour accueillir des établissements touristiques.
Dans un peu plus de deux années, Tinghir chargera de visage. Cette petite ville du Sud du Royaume deviendra un pôle urbain bien organisé et bien équipé, répondant à la demande de plus en plus croissante des populations en terme d'habitat et d'infrastructures et luttant contre l'habitat dispersé et sous-équipé.

Par : Fadoua GHANNAM
source : Aujourd'hui Le Maroc
Par Navil - Publié dans : Actualités
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 26 avril 2006

Oasis du Toudgha est une ceinture verte tout au long de la rivière du "Assif n'Tdought" qui s'étend sur 35 Km . Cette vallée est parmi les anciennes vallées où nos ancêtres ont habités et d'ailleurs les archéologiques expliquent les raisons de concentration de la population par les gravures rupestres et les tumulus trouvés dans les environs de la région.
Toudgha a connu une civilisation considérable depuis le 2éme et le 3éme Siècle en raison de sa situation stratégique entre les caravanes du commerce provenant du Soudan vers Sejelmassa. Cette région disposait aussi d'une mine d'argent qui était gérée par les étrangers. C'est entre 275 hygire et 200 hygire , la dynastie Idrisside a émise sa monnaie de dirhams à Toudgha , c'est grâce à ces atouts que cette région a connu un épanouissement économique considérable Et comme le dit Bakri dans son livre : AL Mamalik wa Massalik : " Sijelmassa a été construite en 1400 , Toudgha l'était aussi seulement avec un decalage de 2 jours ".

Selon Abou El Kacem Zayatti dans son livre : "Grande Traduction" : entre Iderkhassan et Fazaza derriére la montagne , il y avait trois régions : Toudgha , Ferkalla et Ghriss .
D'aprés ces écrits historiques , Toudgha était parmi les centres civilisationnels au Sud Est marocain.

1- Evolution de l'Urbanisation à Toudgha jusqu'à l'époque de colonisation :

Le Développement économique qu'a connu Toudgha durant son histoire a été trop perturbé par les guerres entre les Tribus nomades : "Ait Atta " et " Ait Yaflman" et ce qui explique d'ailleurs le mode architectural dans les Ksours " Igharmans" marqué par la construction des maisons sur des points stratégiques et cela pour les raisons suivantes :

a- Facteurs Naturels :

Vu l'insuffisance des terres fertiles, les habitants ont opté pour construire leur ksours sur des terres non exploiteés dans l'agriculture et à partir de ces maisons groupées, les habitants veuillent directement sur leur champs .

b-Facteurs Historiques :


Toudgha était une zone de guerre en raison des attaques des "Ait Atta" et " Ait Yaflaman " , c'est pourquoi les Ait Outdourtes ont construits des ksours bien contôlés sur des points stratégiques par exemple : Ait Ali et Assfalou ...

2- Architecture des Ksours " Ighrmans" :

Un " Ighram" est un ensemble de maisons groupées où il y a aussi une cour pour les éventuelles réunions des habitants afin de discuter leur problèmes, on trouve aussi une mosquée à l'intérieur et une maison confiée aux invités et une réservoir du blé .
A l'entrée d'Ighram , on trouve une grande porte où il y a un gardien , il l'ouvre le matin et la ferme le soir ou pendant les attaques.

3-Toudgha à l'époque coloniale :

Toudgha était colonisée en 1931 , les autorités coloniales ont transformés Tinghir en un centre urbain administratif et commercial .

Mais avec l'apparition des Kasbahs et des maisons isolées des personnes profiteurs de l'autorité et du commerce à l'époque coloniale, les " Igharmans" commençaient à disparaître et même l'architecture n'est plus identique.

4-Principaux Changements après l'indépendance :

- 1976 : aux environs de 10 824 ouvriers ont immigrés en France, soit 36 % de la population à l’époque. Ressources des TME (Travailleurs Marocains à l'étranger)

source: Awidaman

Par Navil - Publié dans : Toudgha
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Vendredi 21 avril 2006

Association Générations Tinghir-France

http://www.tinghir.fr/

PageRank ( 2/10 )

Association générations Tinghir-France,les problèmes écologiques de Sud Est de Maroc, promovoir la culture amazighe et berbère ahidous , dessins ...

Association Palmier & Savoir  

http://palmier-savoir.net/

PageRank ( 2/10 )

Lutte contre l'analphabètisme dans la règion de Tinghir par la création d'éspaces de développement culturels tels que bibliothèques et médiathèques ouvertes...

Association Atlas Solidarité

http://atlassolidarite.info/

PageRank ( 0/10 )

Atlas Solidarité est une association humanitaire et culturelle qui oeuvre en faveur des populations défavorisées de El Harte.

Association A.U.D.A

http://association.auda.free.fr/

PageRank ( 0/10 )

Association A.U.D.A participe activement à l'amelioration des conditions de vie de village d' Ait El meskine.

Association A.J.S.T

http://ajst.free.fr/

PageRank ( 0/10 )

Association humanitaire, socio-culturelle et sportif. Aide à Taourirte.

Association Tawiza

http://www.tawiza.net/

PageRank ( 2/10 )

L’association Tankra pour la culture et le développement a tinghir a été créée le 19/08/2005 par des étudiants et des élèves... 

Association Ait Aritane

http://www.aitaritane.fr.tc/

PageRank ( 0/10 )

Améliorer les conditions de vie de la population et ce par la réalisation des projets et activités dans divers domaines.

Référencez le site de votre association sur l'annuaire de Tinghir. Merci

 

 

 

 

Par Navil - Publié dans : Associations
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus